Musique – J’ai écouté et j’ai aimé (Saison 1 – Episode 2)

Benjamin Clementine - At Least For Now

Nous voilà de retour avec notre rendez-vous musical régulier. Enfin, régulier, c’est vite dit car pour être honnête avec vous, je ne sais absolument pas combien il y aura d’épisodes pour cette toute première saison. D’ailleurs, ce n’est même pas sûr que la direction autorise une saison 2. C’est la dure loi de la télévision. Trop d’impertinence, pas assez d’audimat, et on se retrouve à manger les petits pois sans la purée de pomme de terre.

Mais passons directement au dessert. Le temps de quelques lignes, je vous propose un voyage dans l’univers de l’alternatif. Tout un programme en soi. L’alternatif en musique, c’est le tiroir à chaussettes qu’on fouille tard dans la nuit. On peut y trouver des chaussettes par paires, des chaussettes orphelines trouées, ou carrément d’autres accessoires. Ames curieuses, bienvenue !

Une chose est sûre : au-delà de son nom très cinématographique qui pourrait facilement se retrouver dans un film de Tim Burton, notre ami Benjamin Clementine est un artiste, un vrai. Son album At Least For Now lui vaut d’ailleurs des critiques dithyrambiques. En particulier, c’est ce que j’ai pu lire ici et là qui m’a donné envie d’échantillonner son œuvre.

Le premier point fort de Benjamin Clementine, c’est la voix. La voix maitrisée, puissante quand il le faut, mais toujours teintée d’une grande émotion. Sans connaitre son histoire personnelle, on se dit en écoutant cet opus que le Benjamin a dû en voir des vertes et des pas mûres, ce qui est le cas. Principalement accompagné par lui-même au piano, il a une voix que je qualifierai de primaire, à l’état brut, tout en restant extrêmement musicale.

Il y a cependant beaucoup de passages bizarres tout au long des morceaux. La façon de chanter étonne et même déroute. Ce sont des délires qui sont chantés sérieusement, et c’est ce contraste atypique qui m’a le plus surpris.

En ce sens, la première partie de l’album est la plus énigmatique. Du tout début de Winston Churchill Boy à l’interlude quasi mystique St-Clementine-O-Tea-And-Croissants, on est ballotté d’un mot à un autre et d’un phrasé à l’autre, sans forcément savoir tout de suite si ça nous fait du bien ou pas. Un temps d’adaptation pendant lequel on découvre la large palette que balaie la voix de Benjamin Clementine. Et on s’y attache facilement, ce qui rend la suite de l’écoute des plus plaisantes.

L’empreinte sonore de l’album est somme toute très théâtrale. L’artiste en concert doit incontestablement procurer des sensations incroyables. Le mélange de la voix grave et pénétrante, du piano endiablé et des violons larmoyants colore l’album d’une touche mélancolique authentique et sincère.

Si vous êtes à la recherche d’un artiste atypique et d’un album singulier, Al Least For Now vous garantit un dépaysement certain. Et vous, où vous a emmené cet album ?

BridgeDeliboy

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