Musique – J’ai écouté et j’ai aimé (Saison 1 – Episode 3)

Big Sean - Dark Sky Paradise

Nous voici dans le troisième volet de la série coup de coeur musical. Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre à l’honneur Big Sean, le rappeur de Detroit. Il a publié il y a quelques jours (le 24 février 2015) son 3ème album « Dark Sky Paradise ».

Je dois d’abord commencer par dire que j’aime l’artiste. Il nous a déjà servi 2 albums bien ficelés, et des mixtapes « Finally Famous » qui ont la consistance d’une lasagne sicilienne à 12 couches. Au moment de déguster ce 3ème plat, j’étais donc dans d’excellentes dispositions. Assez gourmand pour avoir hâte de goûter à cette nouvelle préparation, mais assez vigilant pour éviter la bouchée fatale qui mettrait en danger tout l’écosystème laborieusement constitué.

D’emblée, ce qui m’a plu avec ce nouveau projet, c’est la pochette. Dans le rap et le R&B, les pochettes des artistes tournent souvent en autoportrait napoléonien, mais en (beaucoup) moins abouti. Je pose de face avec ma couronne, je pose de profil avec mes chaines. Du « Me, Myself and I » sans aucune dilution. Donc quand il y a une pincée de conceptuel en bonus, j’ai l’œil gauche qui vrille et le petit doigt qui se lève.

1er constat : la pochette en mode sauna vaut le détour. Par un jeu de cache-cache visuel, Big Sean garde la main haute dans le jeu du « vous me voyez mais je ne vous vois pas » (La réciproque est vrai aussi d’ailleurs). Une sorte de snobisme décontracté et assumé, le tout à ciel ouvert. La quintessence de l’egotrip avec la finesse de la condescendance. J’adore ! Big Sean tend la main comme pour nous atteindre, mais il ne peut pas y avoir de contact, car la vitre embuée nous en empêche. L’artiste est assez proche de nous pour qu’on y voie de la bienveillance mais assez distant pour s’ériger en berger pour le troupeau. Les gouttes d’eau marquent la présence, quand la buée elle suggère l’éphémère. Tout un art. La pochette décline parfaitement l’oxymore du titre « Dark Sky Paradise ».

Ensuite, pour parler musique, car c’est ce qui nous réunit ici ce soir, Big Sean nous gratifie (encore une fois) de son aisance lyricale. Dès le premier morceau, on note la facilité avec laquelle il opère des décrochages pour changer le flow et les phrasés. Du bonheur en barres pour tous les amateurs de bon son et ce jusqu’au dernier titre. Les productions sombres et travaillées s’enchainent parfaitement, avec des liaisons dans lesquelles on reconnait la patte de Kanye West. La tonalité de l’album n’est pas sans rappeler celle des albums de Drake, en particulier son dernier « If You’re Reading This It’s Too Late ». Seul le le titre « One man can change the world » se démarque nettement du reste de l’album par sa charge émotionnelle : c’est la magie de la voix de John Legend et le thème plus personnel du morceau, qui est dédié à la grand-mère de Big Sean.

En conclusion, une autre réussite pour Big Sean, qui démontre une fois de plus qu’il est là pour rester et pour durer. Nul ne peut le contredire désormais.

Et vous, vous en avez pensé quoi de cet album ?

BrigeDeliboy

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