Porter un caleçon dans un clip, est-ce possible en 2015 ?

Brodinski - Can't help myself (ft. SD)

Dans la série des questions philosophiques du mois, nous voilà propulsés au cœur de la matrice. Les sentinelles sont à la recherche du Nebuchadnezzar et le temps presse. S’il ne restait qu’un seul doute à lever, peut-être serait-ce celui-ci. Peut-on tout se permettre en 2015 ?

Vous le savez, chez Solendro, on a à cœur de moderniser l’image du sous-vêtement. Ou du moins d’en parler avec légèreté, originalité et humour si possible. Il y a clairement du challenge. Après tout, les sous-vêtements, on en porte (quasiment) tous. Le sous-vêtement est un objet en apparence banal (il y a des modèles qui peuvent valoir le détour cela dit). En parler autrement et différemment, c’est la mission (ambitieuse) qui nous a été fixée par la direction. Les instructions ont été claires dès le départ : mettez-les sur la table. J’ai supposé qu’il s’agissait de notre imagination et de notre créativité. On ne peut qu’apprécier l’emploi astucieux du pronom.

En pleine phase de recherche créatrice pour cet article, voilà que notre excellent développeur maison me tend un hameçon bien garni. Réflexe de Pavlov en action, je croque à pleine dents. Je découvre alors le clip de Brodinski ft. SD, Can’t help myself. Le titre est de bonne augure, cela me met dans de bonnes dispositions.

Je chausse mes lunettes et enfile mes écouteurs. Nous nous retrouvons dans un tunnel. L’infographie est intéressante. Emploi de différentes polices et surtout, cette signature qui envoie : « Directed by Megaforce ». Megaforce : énorme. Après « La force tranquille » de Mitterand, voici « Le mystère maitrisé ». Tout un concept. Comme dirait notre ami Jean-Marc Généreux, j’achète. Et par la même occasion, j’en profite pour découvrir le collectif Megaforce, que je ne connaissais pas jusqu’à présent. Et il y a de belles signatures dans l’escarcelle.

Puis place à la réalisation. Une chose est sûre, on n’est pas déçu. Dans le genre clip mystique, on est servi. Des séquences de vie différentes s’enchainent avec comme liant le personnage qui court en caleçon quadrillé bleu et blanc. Finalement, dans ce court-métrage extrêmement décalé, le personnage en caleçon est une simple pièce du puzzle comme les autres. On se demande qu’est-ce qu’il fait là comme ça, tout en s’interrogeant en même temps sur le sens global de ce clip. Un peu comme cet article d’ailleurs. Vous vous demandez pourquoi vous continuez à le lire. Et comment avez-vous pu arriver jusqu’à lire la phrase précédente ? Peu importe, l’essentiel est que vous vous soyez aéré l’esprit, à défaut d’une autre partie du corps.

Donc porter un caleçon dans un clip, c’est possible, mais gare aux effets boomerang. Le lancer est une chose, le rattraper en est une autre. Avis aux manchots.

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce clip de Brodinski ?

BridgeDeliboy

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