Haute voltige : le buzz éternel de The Wire (Sur écoute)

The-Wire

The Wire est à l’histoire des séries ce que Bernard Tapie est au football. Ah Non. Cela peut nous valoir quelques tracasseries judiciaires, donc je rectifie (Bernard, no offense). The Wire est à l’histoire des séries ce que Mario Bros est à l’histoire des jeux vidéos. Classique, indétrônable, inclassable, inimitable. Une sorte de de Dracula doppé à la Vodka-Redbull, qui ne meurt jamais, mais vraiment jamais.

Tous ceux qui ont vu cette série hors-norme peuvent en témoigner. A mon sens, c’est une série à voir absolument. Les critiques dithyrambiques sont justifiées et nombreux sont les journaux qui ont mentionné la série comme étant de très bonne facture : Le Monde Diplomatique (Shakespeare à Baltimore), Le Monde (« The Wire », une série d’auteurs), L’Express (The Wire ou les frontières invisibles de Baltimore) et la liste continue.

Que retrouve t’on sur les 60 épisodes de la série ? Le trafic de drogue à Baltimore disséqué sous toutes ces coutures avec en bonus une exploration des répercussions sociales en découlant. Du grand art.

Ce qui est phénoménal, c’est que 7 ans après s’être arrêtée, la série continue à faire parler d’elle, et en grand. Preuve de cette immortalité du buzz, HBO a reprogrammé la diffusion intégrale des épisodes du 26 au 30 décembre 2014. Du jamais vu dans l’histoire de la télévision. En plus, la série jouit encore d’une aura incroyable auprès des téléspectateurs, des médias, des acteurs, et même de certains hommes politiques, et pas des moindre. Barack Obama l’a souvent cité comme sa série préférée. Mais il a même été plus loin, en invitant David Simon, le créateur de la série, à en discuter avec lui à la Maison Blanche il y a quelques jours. Vous l’aurez compris, c’est du lourd.

Pour l’occasion, et spécialement pour vous, voici 4 éléments cultes de la série (parmi tant d’autres) :

#1 – Omar comin’. Les guetteurs signalent ainsi l’arrivée imminente du personnage emblématique Omar Little, incarné à la perfection par Michael K. Williams. C’est le Robin des bois du Ghetto, qu’on prend plaisir à retrouver au fil des épisodes. Un électron libre qui n’hésite pas à dénoncer ce dont tout le monde a peur. La scène où il est au tribunal est épique (Saison 2, épisode 6).

#2 – Shiiiiiiit. Ce gimick est celui du sénateur Clay Davis, homme trouble qui tel un camélon s’adapte facilement à toutes les situations, même celles en sa défaveur.

#3 – Hamsterdam. Ce projet Hamsterdam est le point d’orgue de la série (saison 3). Au-delà de l’aspect rocambolesque de la chose, sont posées les questions sociales sérieuses liées au trafic de drogue. Une expérience de réalisme qui est peut être menée trop loin. La déformation d’Amsterdam en Hamsterdam est un classique de la série. Je n’en dis pas plus pour ceux qui n’auraient pas (encore ?) vu la série.

#4 – Le meeting de tous les barons de la drogue (saison 3 épisode 5). Scène inoubliable où l’on voit tous les trafiquants essayer de se mettre d’accord pour former une coopérative. La scène a tout d’un meeting professionnel. Cependant, un non-averti prend des notes pour en faire un procès verbal d’assemblée, S’ensuit un rappel à l’ordre magistral de Stringer Bell: « Nigga, is you taking notes on a criminal fucking conspiracy? »

Et vous, The Wire, cela vous inspire quoi, même après toutes ces années ?

BridgeDeliboy

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